Depuis une semaine, des mouvements de manifestation sont organisés tous les jours, à Paris et dans d'autres capitales européennes comme Bruxelles ou Londres, en écho et en soutien à celles qui se déroulent, quasi quotidiennes elles aussi, en Iran.
Face à la difficulté pour les journalistes étrangers de collecter des informations depuis jeudi 18, Youtube, Facebook et Twitter sont devenus les vecteurs naturels par lesquels des milliers d'iraniens relaient les informations via des photos et des vidéos amateurs prises ad hoc.
Ce n'est pas la première fois qu'une grande vague d'espoir balaie le pays : lorsque Mohammed Khatami a été élu légalement, très haut la main, en 1997, on y a cru, ceux à l'intérieur du pays comme les exilés, dont je fais partie. Pendant quelques mois, voire deux ans, la liberté a gagné du terrain : le discours de politique étrangère, les accords de Saadabad sur l'arrêt de l'enrichissement d'uranium, le raccourcissement de pardessus réglementaire porté par les femmes, le fleurissement de nouveaux journeaux, les opinions plus franches exprimées dans leurs colonnes.
Malheureusement, la répression du mouvement étudiant dans l'université de Téhéran en juillet 1999 a mis fin à nos illusions. Le sourire de Khatami dont on avait tant parlé durant la campagne électorale de 1997 (c'est dire à quoi tient un vote en Iran) s'est terni et ses initiatives se sont fait rares. Il avait les mains liées, on a tous reculé.
Alors ce n'est pas la première fois qu'il y a un espoir. Cette fois-ci cependant, les manifestations durent, les iraniens trouvent plein d'idées pour relayer leur contestation. Ainsi, cette vidéo simple et émouvante où les habitants (Téhéran ?) sont montés sur leurs toits pour "manifester" et réclamer le soutien de Dieu dans cette affaire, pendant que la fille qui filme se demande dans quel paus étrange elle est tombée.
Quand j'ai eu la chance de voir the Divine Comedy en concert, ils étaient déjà passés de leur époque "orchestré, un poil ampoulé" à leur période "street". C'était en 2001. Mais l'essence du groupe reste pour moi ce petit bonhomme en costume "so british" qui vous scie de sa voix de crooner, juste incroyable.
Do you have time for beauty? De la perception de la valeur des choses.
par Sari Shafiei 22 février 2009 - 18:13
Le musicien de rue était debout dans l'entrée de la station « Enfant Plaza » du métro de Washington DC. Il a commencé à jouer du violon. C'était un matin froid, en janvier dernier.
Il a joué durant quarante-cinq minutes. Pour commencer, la chaconne de la 2ème partita de Bach, puis l'Ave Maria de Schubert, du Manuel Ponce, du Massenet et à nouveau, du Bach.